Être un proche aidant; un parcours proche à chacun

Dès le début du processus, l’aidant se retrouve face à une multitude de stades tels que le choc du diagnostic, comprendre la maladie, amorcer plusieurs démarches auprès de son aidé, etc. Le rôle de l’aidant s’inscrit dans un parcours qui évolue constamment en fonction de l’intensité de l’engagement. Chaque parcours est unique.

L’aidant est rarement préparé à ce rôle. L’attachement émotionnel qu’il partage avec la personne aidée le pousse à déployer toute sa générosité, sa patience et sa tolérance pour prendre soin de l’aidé. Le dévouement dont fait preuve l’aidant s’effectue la plupart du temps au détriment de ses propres limites et besoins. Devant ce fait accompli, il se sent très souvent déstabilisé. (suite…)

Juillet 2021 – Le parcours des proches aidants : Devenir proche aidant sans le réaliser

Pourquoi est-ce difficile de s’identifier en tant que proche aidant, alors que ça devient instinctif d’aider un être cher ? La compassion, l’empathie et la serviabilité chez les personnes pour qui la famille et la communauté sont d’une grande valeur. Qu’il s’agisse d’un parent, d’un conjoint ou d’un ami proche dont la santé décline ou qui est atteint d’une maladie débilitante, les personnes les plus occupées sont généralement les premières à intervenir. Notre implication à cet engagement commence sans savoir ce qui nous affectera à long terme.

Souvent, lorsqu’un être cher devient malade ou voit sa santé décliner, toute l’attention est portée sur ses soins et/ou son rétablissement. L’aidant ne se pose même pas la question de ses propres besoins afin de ne pas donner l’impression qu’il ne s’occupe pas de l’être cher.

Au début du parcours du proche aidant, cela peut ressembler à un sprint. Il faut préparer les repas, faire les courses, conduire le proche à ses rendez-vous médicaux, etc. Cela peut sembler minime mais au fil du temps le sprint se transforme en marathon. Et après ? (suite…)